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Take Eat Easy

Résumé

Service de livraison de plats

> Le besoin

Take Est Easy est née en 2013 en Belgique de la collaboration de Chloé Roose et de son frère Adrien Roose, accompagnés par deux amis d'enfance, Jean-Christophe Libbrecht et Karim Slaoui. A la genèse de ce projet se trouve un besoin grandissant pour un service de livraison de repas fiable, rapide et facile d'utilisation. L'équipe s'est donnée pour objectif de lancer un service de livraison de plats dont la livraison était assurée à 100% par eux. La mise en relation entre les clients, les restaurantes les coursiers est assurée par des applications web et mobiles. Après un développement rapide en Belgique, l'entreprise s'est déployée en France, Espagne et Angleterre.

> Le marché

Pour le client, le prix du plat est le même qu'en restaurant. Il paye 2,50 € pour se faire livrer. L'entreprise prend 30% de commission au restaurateur. La livraison est en moyenne de 30 minutes, assurée par des coursiers à vélo. Ces derniers sont déclarés en auto-entrepreneur en France (sous le statut d'entrepreneur-salarié dans les autres pays). Chaque coursier choisit ses plages horaires de travail. Ses assurances et son équipement sont à sa charge. S'il le souhaite il peut travailler en parallèle pour d'autres plateformes de livraisons, comme Deliveroo, Resto-In ou Stuart.

Au départ, l'entreprise était la seule à proposer ce service à Bruxelles. Composée de 7 personnes, l'entreprise était principalement autofinancée. Soutenus par l'incubateur Nest'Up, l'entreprise s'est rapidement développée. Une première levée de fonds de 675 000€ auprès d'un fond d'investissement (Lean Fund) leur permet de se déployer à Paris. Après une centaine de restaurants à Bruxelles, ce sont rapidement plus de 150 restaurants qui utilisent leur service à Paris. L'équipe passe à 20 personnes. En 2015, fort de son succès, une seconde levée de fonds de 6 millions d'euros est réalisée auprès de Rocket Internet, DN Capital et Piton Capital. Cette nouvelle manne financière va leur permettre de renforcer les équipes, pour les passer à 50 personnes, et de partir à la conquête de Londres et Berlin.

> Le problème

Sur ce secteur de la livraison au dernier kilomètre, les coûts sont importants. Les comptes de résultats de 2013 et de 2014 sont clairs : la marge brute est négative. Les concurrents se multiplient conduisant la start-up a réduire sa commission auprès des restaurateurs pour la passer à 20% et à accorder des bonus aux coursiers. Pourtant une troisième levée de fonds de 10 millions d'euros est réalisée auprès des investisseurs précédents auquel se rajoute le concours d'Eight Roads Ventures. La start-up franchi le cap du million de commandes, atteint 3 200 restaurants partenaires et 35 000 clients. Une quatrième levée de fonds est nécessaire pour couvrir la croissance. Mais cette fois-ci les investisseurs ne suivent plus. 

 

Dans ce secteur, le développement international rapide est la clé du succès pour arriver à l'équilibre, basé sur une succession de levées de fonds. Les investisseurs acceptent de parier sur la start-up, car en cas de succès la revente est tellement profitable qu'elle permet de couvrir les éventuelles pertes des autres concurrents sur lesquels ils parient également. C'est la pratique notamment de Rocket Internet qui avait investi en parallèle dans Foodora. Cette pratique très critiquée est une manière de parier sur plusieurs chevaux quitte à en sacrifier un de temps en temps pour laisser de la place aux autres.

> Le dénouement

Les revenus insuffisants au regard des coûts ainsi que le manque d'argent frais on fini par mettre la start-up à terre, et avec elle tous ses partenaires. Les 160 salariés se retrouvent à la porte, les restaurateurs voient leur service disparaître et les livreurs ne sont pas payés. L'entreprise est placée en redressement judiciaire. A cela s'accompagne des attaques devant les prud'hommes par certains coursier afin de percevoir les revenus impayés et la requalification de leurs contrats de travail (ce dernier point ayant peu de chances d'aboutir). L'entreprise t en vente. Des investisseurs français et allemands seraient intéressés.

> Pour aller plus loin

Site officiel : http://www.takeeateasy.fr

L'analyse d'un des fondateurs de l'échec :https://medium.com/@adrienroose/from-0-to-1-000-000-to-ecb4e2f863c7

Questions

(à usage des formateurs)

> Question 1 : Quelle est la valeur ajoutée de l'offre ? (1 page)

> Question 2 : Quel est votre analyse du marché ? (1 page)

> Question 3 : L'échec aurait-il pu être évité ? (1 page)

> Question 4 : Qu'auriez-vous fait à leur place ? (1 page)

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