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Lily Robotics

Résumé

Drones civils

> Le besoin

Antoine Balaresque et Henry Bradlow sont diplômés de l'université de Berkeley en Californie. Ils veulent changer l'utilisation des drones civiles en rendant son accessibilité plus simple et ludique. Le projet a tout pour plaire. En 2015, la startup publie une vidéo vantant on futur produit : la Lilly Caméra. Il s'agit d'un drone assez original puisqu'il est capable de suivre et de filmer tout seul en haute définition son propriétaire en mouvement grâce à une balise GPS. L'objectif est notamment de cibler les sportifs.

> Le marché

Avec Lily, pas de programmation de plan de vol, pas de télécommande. Il faut porter au poignet un localisateur, lancer en l'air (ou dans l'eau) le drone qui se décolle automatiquement et suit sagement son maître pendant 20 minutes maximum. Le drone, qui pèse 1,3 kg, vole jusqu'à 40 km/h entre 1,75 m à 15 m au dessus du sujet. Le Lily est capable de suivre mais aussi précéder ou voler aux côtés de son propriétaire. La caméra filme en haute-définition (1080p à 60fps ou bien à 120fps en 720p). Afin de lancer la phase de production, le drone était disponible en précommande au tarif de 499 dollars pour une livraison prévue en février 2016. Le succès est immédiat puisque l'entreprise annonce 43 millions de dollars de commandes à honorer. Un succès considérable pour un petit drone de ce type. Preuve que ce sont bien plus que les possesseurs de GoPro qui ont été sensibles au produit. Le passionné de drone un peu bricoleur est aussi touché par le discours commercial.

> Le problème

Au départ, l'histoire était belle.Le développement commercial a été conduit sur le fonds propres des cofondateurs à hauteur de 30 000 dollars, puis à l'aide d'in investissement de 1,1 millions de dollars reçu d'un groupe de business angels. Une fois les précommandes en poche, l'entreprise procède à une nouvelle levée de fonds à hauteur de 13,8 millions de dollars, notamment auprès de Spark Capital. Mais les choses ne se déroulent comme prévues puisque les soucis techniques s'enchaînent. En décembre 2015, l'entreprise annonce une nouvelle date de livraison pour fin 2016. Les commentaires insatisfaits des clients commencent à se faire entendre. Un nouveau tour de table permet de lever 4 millions de dollars supplémentaires pour financer l'industrialisation et solutionner les problèmes. Mais rien à faire, les problèmes se succèdent et une nouvelle date de livraison est annoncée en 2017.

> Le dénouement

C'est la goutte d'eau en trop pour Spark Capital, le principal investisseur, qui jette l'éponge en 2016. L'entreprise commence à réduire sa masse salariale passant de 69 personnes à 41 personnes. Les drones ne sont toujours pas prêts. Dans le même temps, la cour de Californie sonne le glas. En effet la vidéo promotionnelle de l'entreprise n'utilise pas d'images provenant de Lily Robotics mais d'un drone concurrent. Les réseaux sociaux n'ont pas pardonné et l'entreprise a du mettre la clé sous la porte. Pas sûr que toutes les précommandes soient remboursées.

> Pour aller plus loin

Site officiel : https://www.lily.camera

La vidéo promotionnelle mensongère : https://www.youtube.com/watch?v=4vGcH0Bk3hg

Questions

(à usage des formateurs)

> Question 1 : Quelle est la valeur ajoutée de l'offre ? (1 page)

> Question 2 : Quel est votre analyse du marché ? (1 page)

> Question 3 : L'échec aurait-il pu être évité ? (1 page)

> Question 4 : Qu'auriez-vous fait à leur place ? (1 page)

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